Déductions fiscales pour les investissements verts en 2026
Alors que la transition vers une économie plus durable s’accélère, les gouvernements du monde entier cherchent à encourager les investissements dans les technologies vertes. En France, l’année 2026 apporte son lot de nouveautés en matière d’incitations fiscales pour les particuliers et les entreprises qui s’engagent dans cette voie.
Des avantages fiscaux étendus pour les ménages
Depuis plusieurs années déjà, les ménages français bénéficient de crédits d’impôt pour certains investissements écologiques, comme l’installation de panneaux solaires ou de pompes à chaleur. Mais en 2026, le dispositif est considérablement renforcé et élargi.
Tout d’abord, le taux du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) passe de 30% à 40% du montant des travaux éligibles. De plus, la liste des équipements concernés s’allonge, intégrant désormais les systèmes de stockage d’énergie, les bornes de recharge pour véhicules électriques et même certains matériaux de construction biosourcés.
Par ailleurs, une nouvelle mesure vient compléter le dispositif : la possibilité de bénéficier d’un prêt à taux zéro pour financer ces investissements verts. Accessible sous conditions de ressources, ce prêt peut couvrir jusqu’à 30 000 euros sur une durée maximale de 15 ans. Une aubaine pour les ménages qui souhaitent franchir le pas mais font face à des contraintes budgétaires.
Des incitations renforcées pour les entreprises
Outre les ménages, le gouvernement souhaite également stimuler les investissements verts du côté des entreprises. Là aussi, le dispositif fiscal a été revu et étoffé.
Tout d’abord, le taux de la suramortissement écologique, déjà en place depuis quelques années, passe de 40% à 50%. Cela signifie que les entreprises peuvent déduire de leurs bénéfices imposables 150% du montant de leurs investissements dans des équipements respectueux de l’environnement, comme des véhicules électriques ou du matériel de production utilisant des énergies renouvelables.
De plus, une nouvelle mesure est introduite : la possibilité de bénéficier d’un crédit d’impôt pour la recherche et le développement (CIR) majoré de 10 points de pourcentage lorsque les projets concernent des technologies vertes. Concrètement, le taux du CIR passe ainsi de 30% à 40% pour ces investissements.
Enfin, les entreprises qui s’engagent dans des programmes ambitieux de réduction de leur empreinte carbone peuvent désormais déduire une partie de ces dépenses de leur résultat fiscal. Un moyen supplémentaire d’inciter les sociétés à s’inscrire résolument dans une démarche écologique.
Des aides ciblées pour certains secteurs
Au-delà des mesures générales, le gouvernement a également prévu des dispositifs plus spécifiques pour soutenir certains secteurs clés de la transition verte.
L’agriculture biologique
Conscient du rôle essentiel de l’agriculture biologique dans la préservation de l’environnement, le gouvernement a décidé d’accorder un crédit d’impôt de 2 500 euros par an aux exploitations qui s’engagent dans cette voie. Cette aide, cumulable avec les autres dispositifs, vise à accompagner les agriculteurs dans leur conversion.
La rénovation énergétique des bâtiments
Dans le secteur du bâtiment, un nouveau dispositif de suramortissement est mis en place pour les travaux de rénovation énergétique des bâtiments tertiaires. Les entreprises peuvent ainsi déduire 160% du montant de leurs investissements, contre 150% pour les autres équipements verts.
La mobilité électrique
Enfin, pour encourager l’essor de la mobilité électrique, un crédit d’impôt spécifique est accordé aux entreprises qui investissent dans des bornes de recharge pour leurs flottes de véhicules. Ce crédit représente 40% du coût d’installation, avec un plafond de 400 euros par borne.
Des mesures complémentaires pour une transition réussie
Au-delà des incitations fiscales, le gouvernement a également mis en place d’autres mesures pour faciliter la transition écologique des entreprises et des ménages.
Simplification des démarches administratives
Conscient que la complexité des démarches administratives peut freiner certains investissements, le gouvernement a entrepris de simplifier les procédures. Un guichet unique a ainsi été créé pour centraliser les différentes aides et permettre aux particuliers et aux entreprises de bénéficier plus facilement des dispositifs existants.
Accompagnement et formation
Par ailleurs, des programmes de formation et d’accompagnement ont été développés pour aider les ménages et les entreprises à s’approprier les nouvelles technologies vertes. Des conseillers dédiés sont ainsi à la disposition des porteurs de projet pour les guider dans leurs démarches.
Financement participatif
Enfin, pour faciliter l’accès au financement, le gouvernement a encouragé le développement du financement participatif pour les projets verts. Des plateformes de crowdfunding spécialisées permettent désormais aux citoyens de s’impliquer directement dans la transition écologique en investissant dans des initiatives locales.
Conclusion
Avec cet ensemble de mesures fiscales et d’accompagnement, le gouvernement français entend donner un coup d’accélérateur à la transition écologique en 2026. Les ménages et les entreprises disposent désormais d’un arsenal d’incitations financières pour s’engager dans des investissements verts, bénéficiant ainsi de retombées positives sur leur facture fiscale.
Au-delà des aspects purement économiques, ces dispositifs visent également à susciter un véritable changement de comportements et d’habitudes, en favorisant l’émergence de nouvelles solutions durables dans tous les secteurs d’activité. Une démarche ambitieuse qui devrait contribuer à accélérer la transition écologique de la France dans les années à venir.




